Vendredi 17 octobre à 18h30 :« Vérité » de Émile Zola, l’affaire Dreyfus transposée en milieu scolaire par Annie Thauront

Roman posthume de l’écrivain Émile Zola publié en 1903,« Vérité » est une charge contre l’Église catholique et l’antisémitisme, en même temps qu’un plaidoyer en faveur de l’école laïque. Zola raconte l’action de l’instituteur Marc Froment en faveur de son collègue juif Simon Lehman, injustement accusé du viol et du meurtre de son neveu, un petit orphelin recueilli et élevé par ses soins. 
Qui est le coupable de ce crime au sommet de toutes les horreurs ? 
Dans le roman, transposition de l’affaire Dreyfus en milieu scolaire, Zola s’est inspiré d’un drame survenu à Lille le 8 février 1899.

Vendredi 30 octobre à 18h30 : La banlieue à travers la littérature par Constance Barbaresco

Dans sa nouvelle Le Boutiquier campagnard (1865), Émile Zola dresse le portrait d’une famille de boutiquiers parisiens, les Gorenflot, dont la joie consiste à passer leurs fins de semaine à Arcueil. Cette conférence propose une lecture de ce texte à la lumière de l’histoire littéraire de la villégiature et la retraite dans les environs de Paris. Comment Zola reprend-il un type littéraire et un modèle narratif forgés dans la première moitié du XIXe siècle pour raconter la recherche du bonheur dans une petite maison de banlieue. 

Vendredi 13 novembre à 18h30 : Germain Boffrand à Cachan par Christophe Balland

Le 22 mars 1720, Germain Boffrand (1667-1754) architecte du roy et de son académie royale » acquiert « une maison cour jardin et dépendances seise [sic] au village de Cachant [sic] près Arceüil [sic] et dix arpents trois quartiers de terre seise [sic] audit lieu et ses environs ». Une tradition non vérifiée voudrait que cette propriété soit celle qui est devenue le parc Raspail à Cachan. Quels sont les éléments permettant d’étayer cette hypothèse ? C’est ce qui sera exposé.

Vendredi 27 novembre à 18h30 : Le Parc Montsouris par Marcel Frémont

Le parc parisien Montsouris, proche d’Arcueil à deux stations du RER, situé le long du boulevard Jourdan face à la Cité Universitaire, a été édifié sur la colline Montsouris ; il a une superficie de 15 ha. Il est alimenté en eau par l’aqueduc Médicis. Son terrain a été choisi sur les hauteurs du Petit Montrouge au-dessus d’anciennes carrières. Après son évasion de la forteresse de Ham en 1846, Louis Napoléon Bonaparte rejoint Londres. Lors de cet exil, il découvre les nombreux parcs, comme Hyde Park. Revenu en France et après sa prise de pouvoir comme empereur le 2 décembre 1851, avec le préfet Haussmann, il va développer l’ensemble des espaces verts à l’est les Buttes Chaumont et au sud le parc Montsouris. Ma promenade visuelle et commentée ne pourra que vous inciter à vous promener dans ses nombreuses allées, s’asseoir sur ses nombreux bancs ou sur ses pelouses, rêver et converser…

Arcueil et la mémoire de l’esclavage

Cette publication relate les liens entre Arcueil et la traite négrière et l’esclavage. En 2025, lors de l’installation du mémorial consacré à la mémoire de ces crimes contre l’humanité près de l’école Aimé Césaire et de l’école Danielle Casanova, on pensait que notre ville n’avait aucun lien avec ces crimes contre l'humanité. Il s'avère que l’histoire de notre ville n’est pas sans rapport avec l’histoire de la traite, de l’esclavage et de ses abolitions.

Comme le Palais de l’Élysée, symbole de la République française, construit grâce à Antoine Crozat, enrichi par le commerce colonial et la traite négrière, il y a un lien entre le bâti local arcueillais et l'économie esclavagiste. Un château, le château Laplace, aujourd’hui disparu, fut construit avec les produits de la traite négrière transatlantique et de l’esclavage dans l’une des premières raffineries de sucre de Basse-Terre.

Arcueil fut aussi au carrefour de la conscience abolitionniste avec Voltaire, l’auteur de Candide ou l’optimisme, installé au château-neuf d'Arcueil chez Anne-Marie-Joseph de Lorraine pour y rédiger Zaïre et avec M. de Saint-Lambert lié à la commune par sa généalogie, cofondateur de la Société des amis des Noirs avec le chevalier de Boufflers, cousin germain de Louise-Anne-Marie de Beauvau-Craon, princesse de Poix, propriétaire du château seigneurial. Alors que dans le château seigneurial fut installée une manufacture d’indiennes de coton vers 1778, le fils de l’un des graveurs de cette manufacture sera l’auteur d’une toile abolitionniste La Traite des Nègres confectionnée dans les années 1820. L’indienne de coton, objet du commerce triangulaire, devient un instrument de dénonciation de ce même commerce.

Le rapport le plus fort avec Arcueil concerne l’histoire de Saint-Domingue et l’acquisition de son indépendance. Le beau-frère de Louise-Anne-Marie de Beauvau-Craon, le vicomte de Noailles s’illustra comme tortionnaire. Obéissant au général de Rochambeau, il alla se procurer des dogues à Cuba dressés pour manger des nègres vivants. Malgré un corps expéditionnaire de 31000 hommes envoyés par Bonaparte, l’indépendance de Saint-Domingue devenue Haïti sera proclamée le 1er janvier 1804. En 1826, Charles X réclamera une indemnité de 150 millions de francs or à la jeune république pour que la France reconnaisse son indépendance. Allégée en 1838, la dette sera réglée à la France par l’intermédiaire de banques dont la Caisse des dépôts et consignations. La question des réparations reste posée, 25 ans après la loi Taubira.

Cette publication rend hommage à deux femmes mortes toutes deux en 1802 : Sanite Bélair, esclave affranchie de Saint-Domingue, qui participa à la révolution haïtienne et refusa la décapitation pour être fusillée comme son époux et la mulâtresse Solitude, figure féminine des insurgés en Guadeloupe, qui fut suppliciée après son accouchement. Une sculpture « Femme Bellah aux fers » réalisée à Tombouctou en 1925 par l’Arcueillaise Anna Quinquaud montre que la traite transsaharienne et l’esclavage perdurent.

Annie Thauront

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Collège des Dominicains d'Arcueil

 Le collège Albert-le-Grand à Arcueil

Ce texte relate l’histoire du collège des Dominicains qui occupa de 1863 à 1906 dans le centre ancien d’Arcueil les propriétés des savants Berthollet et Laplace avant que ne s’y installe en 1908 la Caisse des dépôts et consignations. Ce collège est devenu célèbre le 25 mai 1871 lors de la Semaine sanglante sous la Commune par le massacre de cinq Dominicains enseignants dont le Père Captier créateur du collège en 1863 et de huit de leurs employés. Un fait divers a attiré mon attention. En 1892, alors que le R.P Didon est Directeur depuis 1890, un enfant de 14 ans se pend dans la classe où il avait été enfermé. Il sera fait ce qu’il faut pour que ce suicide ne soit pas suivi d’enquête. Henri Didon, célèbre pour sa formule « Citius, Altius, Fortius » devenue la devise officielle des Jeux olympiques, est moins connu pour ses discours de distribution des prix. Le 19 juillet 1898, il prononçait un discours militariste et violemment anti-dreyfusard ayant pour thème « De l’esprit militaire dans une nation ». Il s’en prend (sans le nommer) à Émile Zola qui vient d’être condamné pour diffamation envers l’armée après la publication de « J’Accuse ! ». Cela m’a donné l’occasion d’évoquer l’Affaire Dreyfus mais surtout le dernier combat d’Émile Zola, celui contre les écoles « congréganistes » avec son roman « Vérité ». L’écrivain (qui ne verra pas la fin de la publication du roman car mort accidentellement le 29 septembre 1902) débute par le viol et le meurtre d’un enfant, élève d’une institution catholique ; il y transpose l’Affaire Dreyfus dans le milieu scolaire. L’oncle de l’enfant, un instituteur juif, est accusé du viol et du meurtre ; reconnu coupable, il est condamné. Un autre instituteur, Marc Froment, cherche l’auteur du crime ; il se heurtera aux ecclésiastiques qui feront tout pour discréditer l’école laïque et protéger le meurtrier, l’Église et l’éducation qu’elle prodigue. Ce roman de Zola s’inscrit dans le contexte du débat préparant à la séparation des Églises et de l’État. C’est dans ce contexte que sera fermé le collège Albert-le-Grand  le 13 juillet 1906 et les Dominicains expropriés.  

Annie Thauront

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L’histoire oubliée de la teinturerie David et de sa propriétaire Mme Perle David née Alexandre et de son associé M. Bernard Reichenbach.

Cette publication relate l’histoire de la plus importante teinturerie d’Arcueil, la teinturerie David et celle de ses propriétaires. Le 19 août 1944, vidée de tout son matériel, l’usine était devenue le poste de commandement des FTP d’Arcueil. Elle sera vendue dans les années 1960 par la famille de Bernard Reichenbach à la brasserie Valstar ; ses bâtiments seront utilisés pour entreposer des bouteilles de bière. Après la fermeture de Valstar en 1974, sur ses terrains préemptés par la mairie, côté impair à l’emplacement de ce qui fut la teinturerie Caron et côté pair à l’emplacement de la teinturerie David, seront construits logements HLM et logements en accession à la propriété ; cela sera la ZAC de la Maison des Gardes. Mais dans la mémoire arcueillaise, seule reste la Valstar. La teinturerie David a été oubliée. Et pourtant...de nombreuses générations d’Arcueillais-e-s y ont travaillé de 1881 jusqu’en 1941 peut-être même 1942 ou 1943. L’histoire de Mme David née Perle Alexandre, la propriétaire, témoigne de la barbarie nazie. Juive originaire d’Afrique du Nord, veuve depuis 1914 du teinturier juif originaire de Nancy, Henri David, elle subit en 1941 le « vol légal » de sa teinturerie du fait des lois dites « d’aryanisation » de Vichy et de l’occupant allemand visant à « éliminer l’influence juive dans l’économie nationale ». Le 27 février 1941 est nommé un administrateur provisoire pour tous les biens possédés par le financier Bernard Reichenbach, associé et gérant depuis 1927 de la société « Veuve David et Cie ». La teinturerie David fut « aryanisée » comme l’imprimerie de l’éditeur de cartes postales Adrien Bréger qui se trouvait rue de la Grange Ory à Cachan. La maison d’habitation des Bréger, 32 rue du Dr Gosselin à Arcueil au coin de la rue Paul Signac, devint en 1944, après le départ des Allemands qui l’occupaient, poste de commandement du groupe clandestin MLN - FFI d’Arcueil dirigé par Jules Gaudiche. Si l’histoire de ces deux entreprises est semblable, Mme David, propriétaire de la teinturerie, n’eut pas le même sort que M. Adrien Berger. Arrêté le 13 mai 1944 à Clermont-Ferrand non pas comme juif mais comme résistant pour avoir fabriqué des faux papiers, il fut interné à Drancy mais il échappa à la déportation du fait de la grève insurrectionnelle des cheminots et récupéra après la Libération son imprimerie et sa maison. Mme David avait été arrêtée comme juive à son domicile à Aix-en-Provence en mai 1944 avec son fils André Salomon (né d’un premier lit). Transférés à Marseille puis internés à Drancy, ils seront déportés et mourront à Auschwitz, Perle David le 25 mai et son fils André Salomon le 5 juin 1944. Ils avaient respectivement 79 et 62 ans. Ils sont morts peu de temps avant la Libération d’Arcueil et de Paris et avant que l’associé de Mme David, Bernard Reichenbach, ne récupère le 12 mars 1945 la propriété de la teinturerie David. J’ai profité de cette recherche pour évoquer l’entourage artistique du fils de Perle David, le pianiste André Salomon et celui de Bernard Reichenbach, dont l’un des fils fut le cinéaste François Reichenbach. Annie Thauront

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Les barrières d'octroi

Henri Rousseau. L'octroi.
Dans la notice consacrée à Arcueil de wikipédia, il est écrit à propos des personnalités liées à la commune : « Henri Rousseau (1844-1910) dit le douanier Rousseau, peintre naïf ; il travailla comme douanier à la Maison des gardes, actuellement le conservatoire d'Arcueil. » Ma publication montre que cette affirmation est erronée. Le château vieux n’a jamais été bureau d’octroi (ou même bureau de douanes) où le peintre Henri Rousseau aurait pu travailler de 1871 à 1893. Il avait été nommé commis d’octroi de 2e classe à l’octroi de Paris en 1871. À cette époque, le château vieux, dénommé plus tard Maison des gardes, était propriété du teinturier Nicolas Jannet auquel succéda en 1900 son gendre, le teinturier Jules Caron, qui sera maire d’Arcueil de 1875 à 1878 et de 1888 à 1892. Au moment où le Douanier Rousseau est censé travailler comme douanier dans la Maison des Gardes, Jules Caron y habite avec son épouse Marie-Aspasie Jannet. Cette erreur m’a incitée à une recherche sur les barrières d’octroi. Il en résulte une première partie intitulée « Les bureaux d’octroi de Paris et d’Arcueil-Cachan ». La fraude à l’octroi, cette taxe sur les marchandises destinées à la consommation entrant en ville, a conduit à la construction de barrières à Paris sous Louis XVI. Je présente l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, qui fut l’auteur des plans de 57 bureaux d’octroi parisiens. La construction des barrières fut interrompue par des émeutes et incendies des bureaux d’octroi, prémisses de la Révolution française, qui eurent lieu à Paris du 9 au 13 juillet 1789 à la veille de la prise de la Bastille. Reconstruits, la plupart des bureaux d’octroi furent démolis à l’occasion des travaux d’Hausmann. Il ne reste que quelques bureaux dont ceux de la place Denfert-Rochereau qui abritent le Musée de la Libération de Paris. Les bureaux d’octroi d’Arcueil-Cachan n’existent plus. Dans une seconde partie, je présente le peintre, le Douanier Rousseau, à travers quelques-uns de ses paysages urbains dont « Berges de la Bièvre près de Bicêtre » où l’on voit dans le lointain l’aqueduc Belgrand. Annie Thauront

Lire le dossier : Les bureaux d’octroi de Paris et d’Arcueil-Cachan

Lire le dossier : Le peintre Henri Rousseau appelé le Douanier Rousseau

Histoire et généalogie de l’imprimeur-éditeur Adrien-Armand Bréger et de son épouse Marie-Louise Fribourg

Maison qui fut celle de M. Adrien Bréger, 15 rue du 8 mai 1945
À la suite des poses de plaques pour le 80e anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’ aux domiciles des victimes juives arcueillaises de la déportation, Jacques Delahaie et moi-même avons été informés qu’une plaque avait été apposée sur le mur d’enceinte d’une belle propriété, située à Arcueil, à l’angle de la rue Paul Signac et de la rue du Docteur Gosselin, et dont l’adresse est depuis 1965, 15 rue du 8 mai 1945. Cette plaque honore un groupe de Résistants arcueillais, celui du MLN, (dont le responsable était l’abbé Le Corvec), qui en avait fait son centre de commandement lors de la Libération d’Arcueil le 19 août 1944. La maison qui avait été réquisitionnée par l’occupant allemand appartenait depuis 1938 à M. Adrien-Armand Bréger (1902-1991), imprimeur-éditeur et à son épouse Mme Marie-Louise Fribourg (1906-1993). Cette information donnée par leur petit-fils, M. Olivier Artaud, que je remercie vivement, eut pour résultat une recherche sur celui qui construisit la maison, le comte César de Peretti de la Rocca (1827-1899), ainsi que sur les gens célèbres de la rue Paul Signac. Cela a donné lieu à un premier dossier de ce chapitre de notre blog consacré à l’histoire et à la généalogie de Mme et M. Bréger. Le second dossier concerne les faits marquants de la vie de Adrien Bréger qui fut propriétaire de l’imprimerie Hélio-Cachan (en faillite en 1975) et créateur de la carte postale Iris, mais aussi celle de son beau-frère l’avocat Samuel Spanien (1896-1952). Cet avocat juif, époux de Simone Bréger, sœur aînée d’Adrien, prit des risques considérables en défendant Léon Blum devant la Cour suprême de justice instituée par le gouvernement de Vichy le 30 juillet 1940 ; Blum fut accusé d’avoir « trahi les devoirs de sa charge dans les actes qui ont concouru au passage de l’état de paix à l’état de guerre avant le 4 septembre 1939 et dans ceux qui ont ultérieurement aggravé les conséquences de la situation ainsi créée ». Dans le procès qui s’annonçait à Riom (Puy-de-Dôme), Léon Blum put compter sur le soutien de trois avocats. Deux d’entre eux sont des hommes politiques connus pour leurs convictions socialistes : Félix Gouin et André Le Troquer. Leur confrère Samuel Spanien ne bénéficiait pas d’une notoriété comparable, mais allait jouer un rôle essentiel en assistant Léon Blum, celui qui deviendra bientôt un ami. Le troisième dossier est l’histoire généalogique de Adrien Bréger et de Marie-Louise Fribourg sa femme. C’est l’histoire d’un couple de juifs parisiens originaires d’Alsace-Lorraine qui résume celle des Juifs d’Europe occidentale : Allemagne, Espagne et Portugal, Italie, Pays-Bas et Alsace-Lorraine entre antijudaïsme, intégration liée à l'universalisme des Lumières et antisémitisme. Elle est traversée par une longue période de massacres, les pogroms qui suivirent la Peste noire de 1349, d'accusations de crimes rituels comme celui de Raphael Lévy brûlé vif à Metz en 1670, d'extorsions diverses et d'expulsions des villes où ils résidaient, cela avant même l’extermination perpétuée par les nazis avec l’aide de l’État français. Plusieurs membres de cette famille furent victimes de la Shoah. Le dernier dossier est consacré aux personnalités apparentées : l’étudiante parisienne Hélène Berr (1921-1945), Lucy Dreyfus née Hadamard (1869-1945), Camille Sée (1847-1919), Adolphe Crémieux (1796-1880), Jean Zay (1904-1944), Pierre Mendes-France (1907-1982), Jeanne Blum née Levylier (1899-1982) et Antoine Veil (1926-2013), époux de celle qui sera Ministre de la Santé Simone Veil née Jacob (1927-2017). À travers l’histoire du couple Bréger Fribourg, ce sont des pans de notre histoire locale et régionale, avec les communautés juives d’Alsace-Lorraine mais aussi notre histoire nationale, notamment de 1939 à 1945, que nous découvrons. Annie Thauront

Lire le dossier : La rue Paul Signac

Lire le dossier : L’imprimeur-éditeur Adrien-Armand Bréger, propriétaire du 15 rue du 8 mai 1945 et son beau-frère l’avocat Samuel Spanien

Lire le dossier : Ascendance de Marie-Louise Fribourg et de Adrien-Armand Bréger

Lire le dossier : Des personnalités d’origine juives apparentées à Adrien-Armand Bréger et à Marie-Louise Fribourg, son épouse.

La descendance Caristie

Philippe Joseph Caristie
La famille Caristie est une famille d’origine piémontaise. Six frères Caristie, tous architectes, viennent s’installer en Bourgogne au début du 18ème siècle. : à Dijon et Saulieu, Avallon, Corbigny et dans l’Ain. L’un  deux, Michel-Ange Caristie travaille à Amiens, Paris, Sens, Saulieu et Autun. Son fils Jean-Antoine, établi à Dijon rayonne sur toute la Côte d’Or et la Haute-Marne où il construit des églises, des abbayes, des châteaux et des hôtels particuliers. Léa Caristie-Martel (1865-1933) sera la dernière à porter le nom de Caristie. Marie-Anne Caristie (1756-1829), fille de Jean-Antoine, épouse en 1775, Gérard Boüault, secrétaire de l’Intendance de Bourgogne. Ils auront six enfants et par ceux-ci le sang des Caristie coule chez tous leurs descendants, dont mon épouse.. Pierre Maussion

Lire le dossier sur la descendance Caristie


Le quartier d'Arcueil, dit Plateau-Kergomard.

Impasse Vuilleminot (DR)
Le quartier d'Arcueil, dit Plateau-Kergomard, situé près de Villejuif autour du carrefour des avenues Vaillant-Couturier et Gabriel Péri est resté essentiellement agricole jusqu'au début du XXe siècle. Ce sont tout d'abord des cultures de blé, comme partout sur le plateau de Longboyau, puis des jardins maraîchers. Des pépinières et des champs de luzerne s’y trouvent jusqu’en 1920. Les vignes sont mentionnées dès le XIVe siècle sur tous les lieux-dits qui entourent le carrefour. Même si les vignes étaient présentes sur les deux versants de la vallée de la Bièvre, les Quatre chemins semblent avoir occupé une place particulière dans l'activité des vignerons.
Comme partout en Ile-de-France, la vigne décline dans la 2e moitié du XIXe siècle, principalement à cause de l'arrivée du chemin de fer : en déversant sur le marché parisien les crus du sud de la France réputés bien meilleurs, il fait disparaître la production locale. A Arcueil, s'ajoute le fort développement des carrières qui fournissent en pierre à bâtir le marché parisien. De grandes carrières se trouvaient sur le plateau, parmi lesquelles celle dite des Géants. C'est dans l'une de ces carrières, convertie en champignonnière, probablement située sur le territoire du Kremlin Bicêtre vers l'intersection de Villejuif et d'Arcueil, que se déroule en 1897 le fait divers connu comme l'affaire Carrara. En novembre, l'exploitant, Angelo Carrara, tue et fait brûler dans sa champignonnière un commis de banque venu encaisser une traite.
Le grand traumatisme se produit au milieu du XXe siècle. L’autoroute de l’État mit à mal la tranquillité des habitants du plateau et affecta gravement la continuité de ce quartier avec le reste de la commune. Henri Toulouze