Séance du jeudi 22 novembre à 18 h 30 Mémoire des femmes : les arcueillaises veuves de guerre

Le monument aux morts de Lodève (Hérault)
Après la guerre de 1914-1918, près d’un soldat mobilisé sur deux ayant été marié, la France compte 600000 veuves (sans compter un nombre inconnu de fiancées aussi appelées veuves blanches). Si les noms des soldats « Morts pour la France » sont glorifiés sur nos monuments aux morts, ayant été répertoriés par les communes sur les Livres d’Or de la guerre, noms qui sont enregistrés aujourd’hui sur le site du Ministère de la Défense « Mémoire des hommes », les noms des veuves des combattants de 1914-1918 sont complètement méconnus. Cette séance, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918, est intitulée « Mémoire des femmes ». Elle sera consacrée aux résultats de mes recherches pour identifier les veuves de tous les soldats d’Arcueil-Cachan morts pendant ou des suites de la Grande Guerre. La séance sera illustrée par la lecture d’extraits de correspondances dont celle de Delphine Pergaud (née Duboz) à son mari le romancier Louis Pergaud. Delphine Duboz, croyant son époux blessé ou prisonnier, continuera de lui écrire jusqu’en 1919. Louis Pergaud, mobilisé en 1914, qui avait été instituteur à l’école Laplace à Arcueil en 1910, disparut à 33 ans dans la nuit du 7 avril au 8 avril 1915 lors de la bataille de la Woëvre. Annie Thauront