Jeudi 3 octobre à 18h30 : De la Vache noire au RER, l’avenue Laplace.

Créée au milieu du XIXe siècle, l’avenue Laplace est devenue une porte d’entrée incontournable d’Arcueil. L’un des premiers à s’y installer est le futur maire Émile Laplace avec sa maison et son usine devenu Anis Gras. Des industries aussi diverses que l’atelier de moulage d’art Lorenzi ou les tôleries de Normandie s’y implantent aussi. La chapelle Perret et celle du Jésus ouvrier complèteront les lieux de culte d’Arcueil. Des artistes peintres vont y vivre et y travailler, notamment de 1930 à 1960 Victor Vasarely et depuis plus d’un demi-siècle Antonio Segui. Pour finir, la création de la halte Laplace puis la station de RER vont scander la vie des Arcueillais qu’ils habitent le quartier dans la résidence Zola ou ailleurs. Henri Toulouze

Jeudi 17 octobre à 18h30 : L'aqueduc Médicis, images aériennes et souterraines

L'aqueduc Médicis
Le thème de cette causerie n'est pas précisément un historique de l'aqueduc Médicis, qui est maintenant relativement bien connu mais plutôt d'en montrer les parties visibles ; les regards et surtout le pont-aqueduc d'Arcueil à travers des représentations anciennes et modernes et des cartes postales.
Pour l'aspect souterrain, j'utiliserai des plans et des photos prises dans l'aqueduc lors de visites organisées pour les journées du patrimoine ou lors du 400ème anniversaire.
J'utiliserai également quelques photos de l'aqueduc romain et de l'aqueduc de la Vanne.
Pierre Maussion

Jeudi 14 novembre à 18h30 : Eugène Fournière, pionnier du socialisme français, conseiller municipal d’Arcueil

La maison Fournière
Une rue située le long de la ligne du RER ouvrant 21 avenue Laplace et finissant place Lavoisier porte le nom de Eugène Fournière. Celui-ci vécut avec sa famille 12 avenue Laplace au coin de la rue Ernest Renan à partir de 1906 jusqu’à sa mort à 57 ans le 4 janvier 1914. Après avoir été conseiller municipal en 1894 à Paris dans le quartier Clignancourt, député de Vervins en 1898, il avait été élu conseiller municipal à Arcueil dans la municipalité Trubert en 1912. Sorti de l’école à 11 ans sans instruction, Eugène Fournière sera journaliste, auteur de romans et de pièces de théâtre et sera  professeur d’économie sociale à l’École Polytechnique en 1904 et chargé de cours d’histoire du travail au Conservatoire des Arts et Métiers en 1905. Une future résidence locative Opaly construite rue Eugène Fournière devant porter son nom, j’ai voulu faire partager le parcours de cet homme politique peu connu, qui avec Jaures, fut membre de la Section française de l’Internationale ouvrière à sa création en 1905. Annie Thauront

Jeudi 28 novembre à 18h30 : Victor Vasarely résident d'Arcueil

L'immeuble où Victor Vasarely résidait
Győző Vásárhelyi, dit Victor Vasarely, né en 1906 à Pécs (Autriche-Hongrie) et mort en 1997 à Annet-sur-Marne à 91 ans. Plasticien hongrois, naturalisé français en 1961, il est reconnu comme étant le père de l'Op-art. En septembre 1930, il arrive à Paris et peu de temps après, avec sa compagne Claire Spinner, il s’installe à Arcueil au 1 avenue Jeanne d’Arc (angle avenue Laplace). Il loue dans cet immeuble deux ateliers d’artistes et gagne sa vie en travaillant dans la publicité. Il y restera une trentaine d’années. Ses enfants Jean-Pierre et André naîtront dans cette période. L’homme s’intéresse à la physique, à l’architecture, à l’industrie et veut son langage universel. Il sera célébré, jusqu’à nos jours, dans les plus grands musées de la planète. Henri Toulouze

Jeudi 12 décembre à 18h30 : Le château-vieux d’Arcueil ou Maison des Gardes et sa dernière propriétaire privée Mme Aspasie Jules Caron née Jannet

Tableau de Jules Charles Aviat
"Mme Aspasie Jules Caron dans le jardin du chateau-vieux". 
Avec l’aqueduc et l’église Saint-Denys qui vient de fêter ses 900 ans, le château-vieux ou Maison des Gardes avec sa salle de justice est l’un des plus anciens vestiges de la ville. Il fit partie du domaine seigneurial acquis en 1611 par Dame Catherine de Hellin, alors veuve de André Hurault de Maisse, propriétaire du château en 1606. À partir de sa vente en 1775 par la princesse de Poix, descendante de Françoise de Brancas, le château-vieux et son domaine connurent plus d’une dizaine de propriétaires et subirent d’importantes transformations, ayant été successivement maison de mercerie, filature d’indiennes, maison de roulage, teinturerie et brasserie et enfin conservatoire et cité HLM. La dernière propriétaire privée du château-vieux est Mme Aspasie Jules Caron née Jannet, épouse du maire et teinturier Jules Apollinaire Caron. Le nom de Aspasie Jules Caron a été donné en 1931 à une rue d’Arcueil qui longe la Maison des Gardes. Nous verrons pourquoi. Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la série consacrée aux Dames d’Arcueil. Annie Thauront

La Vache noire du Moyen-Âge à nos jours

L’origine du nom de la Vache noire a vu éclore de multiples versions mais doit son nom à la guinguette qui s'y trouvait durant plus de deux siècles. C’est le lieu où les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle rejoignent la grande route d’Orléans.
C’était aussi le carrefour d’usines ou de petits commerces qui ont marqué Arcueil (vinaigrerie Agobet, Thomson-Sintra ASM, chocolaterie Foucher, usine de montures de parapluies Lapointe, garage Émile Legrand, …).
En 1857, Emile Raspail construit à l’angle de l’avenue Laplace et de la rue du Docteur Durand sa grande maison, puis quelques années plus tard sa distillerie, connue aujourd’hui comme Anis-Gras. Il fera ériger l’école Laplace, qui connaîtra un début de vie très difficile. La fabrique de vinaigres et moutardes Agobet et Cie s’établit juste à côté, là où s’élèvera en 1963 la cité HLM de la Vache noire, détruite fin 2008.
En 1894, l’Arpajonnais et la halte Laplace arrivent ce qui accélère l’urbanisation de l’espace compris entre les deux. C’est enfin, l’un des plus gros projets immobiliers de la région qui a transformé la physionomie de ce quartier le faisant entrer de plain-pied dans le XXIe siècle.
Henri Toulouze

Lire le dossier La Vache Noire du Moyen-Àge à nos jours 

Lire le dossier La Vache Noire et le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle 

La Bièvre d'Arcueil-Cachan à Paris

La Bièvre, dessin Jules-Adolphe Chauvet
La Bièvre, qui fut la deuxième rivière parisienne coulait jadis à travers Arcueil pour aller se jeter dans la Seine en passant par les 13e et 5e arrondissements. La Bièvre a vue sur ses berges des pêcheurs, des planteurs de chanvre, des teinturiers de renommées, des blanchisseuses et des tanneurs. A une époque plus lointaine, elle a même vue habiter sur sont cours des castors, car « bièvre » désignait autrefois ce mammifère rongeur (disparu au XIIIe siècle de la région). En 1787, sa dénomination devient « ruisseau des Gobelins » en rapport à Jean Gobelin qui s'installa sur ses berges en 1443, premier d'une dynastie de teinturiers à l'origine du quartier de la Manufacture du même nom. À Paris, la Bièvre sera d'abord canalisée, les travaux lancés en 1828 seront achevés en 1844. Puis progressivement recouverte pour ne plus avoir aucun tronçon à l'air libre en 1912. Elle sera également couverte d'Antony à Gentilly au début des années 1950. Mais depuis quelques décennies, les communes qu'elle traverse sous forme d'égouts ou de canalisations, s'emploient à son renouveau. Bruno Teste

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