Jeudi 17 janvier à 18h30 : Chronique sur images, les marchés arcueillais


Marché du Chaperon vert au début des années 60
Nous vous proposons une séance débat ayant pour sujet un panorama de photos des marchés arcueillais à la fin des années 50 et au début des années 60. Nos marchés locaux étaient des lieux d’approvisionnement pour les familles mais aussi des lieux de rencontres et de liens sociaux. Espace de convivialité au cœur de la vie citadine, on y trouvait des camelots, des bouquinistes, des bazars aux fourbis et bric à brac cosmopolites, des maraichers qui venaient vendre en direct leur production saisonnière. On y allait pour quelques courses et on repartait avec un tas de nouvelles sur le voisinage. Beaucoup plus vaste à l’époque, les marchés de la ville attiraient toutes les générations. Si vous avez des souvenirs et des anecdotes, des images ou d’autres documents concernant les marchés arcueillais, venez les partager avec nous. Cet échange participatif donnera lieu à une publication dans nos pages. Bruno Teste

Jeudi 14 février à 18h30 : Les artistes de la Villa Moderne

Dans Arcueil, il y a « Art » et « Accueil » et depuis longtemps, des artistes s’y sont installé(e)s, attiré(e)s par des prix de l’immobilier plus faibles qu’à Paris tout en restant à proximité des ateliers   de Montparnasse et du square Montsouris. La Villa Moderne ne fait pas exception. Son charme de « village » a attiré au cours du XXe siècle et en ce début du XXIe siècle des artistes plasticiens : dessinateurs, peintres, sculpteurs, verriers, graphistes et aussi des musiciens. Cette quatrième séance consacrée à la Villa Moderne a pour objet de dresser les portraits de quelques-uns des nombreux artistes et créateurs qui y vécurent et de présenter leur œuvre. Nous nous intéresserons tout particulièrement à la Maison de l’Académie nationale norvégienne des Beaux-Arts située  31 Villa Moderne où plus de 500 artistes norvégiens séjournèrent à partir de 1945 jusqu’à aujourd’hui. Et « Vive l’Art Moderne » comme le disait avec humour le peintre Roger Trystram en donnant l’adresse de son atelier au 44 Villa Moderne. Cette séance sera présentée par Annie Thauront et Henri Toulouze.

Jeudi 14 mars à 18h30 : Chronique sur images, la Bièvre

Nous vous proposons une séance débat ayant pour sujet un panorama d’images (dessins, cartes anciennes, photos) de la Bièvre d’Arcueil-Cachan à Paris. La Bièvre, qui était la deuxième rivière parisienne coulait jadis à travers Arcueil pour aller se jeter dans la Seine en passant par les 13e et 5e arrondissements.
La Bièvre a vue sur ses berges des pêcheurs, des lavandières et des tanneurs. A une époque plus lointaine, elle a même vue des castors, car
« bièvre » désignait jadis ce mammifère rongeur (disparu au XIIIe siècle de la région). En 1787, sa dénomination devient « ruisseau des Gobelins » en rapport à Jean Gobelin qui s'installa sur ses berges en 1443, premier d'une dynastie de teinturiers à l'origine du quartier de la Manufacture du même nom. La Bièvre sera entièrement recouverte à Paris à partir de 1912, puis d'Antony à Gentilly au début des années 1950. Si vous connaissez des histoires ou des anecdotes, si vous avez des images ou d’autres documents concernant la Bièvre, venez les partager avec nous. Cet échange participatif donnera lieu à une publication dans nos pages. Bruno Teste

La Croix d'Arcueil : un carrefour de l’histoire d’Arcueil

La Croix d’Arcueil au début du XXe siècle
Alors que le carrefour de la Vache noire, une des portes d’entrée principales de notre ville aujourd’hui, n'existait pas encore, au Moyen-Âge, la Croix d'Arcueil existait non seulement comme un carrefour mais c'était aussi un hameau important et la voie d'entrée vers le village d'Arcueil.
Ce dossier traite de l'évolution de cet espace au cours des temps du Moyen-Âge avec la léproserie de la Banlieue à aujourd'hui avec le centre EDF et le Forum 20 en passant par le cabaret de Saint-Louis au XVIIIe siècle et l'Arpajonnais (train sur route) aux XIXe et XXe siècles ;
J'y développe en particulier deux aspects :
1.    L'histoire de la léproserie de la Banlieue, l'une des plus importantes de France, qui devait se trouver au niveau de ce carrefour ;
2.    La Grande Brasserie d'Arcueil, une des grandes brasseries françaises au tournant des XIXe et XXe siècles qui était située dans le carrefour. Henri Toulouze

Dossier à venir

Mémoire des femmes : les arcueillaises veuves de guerre

Le monument aux morts de Lodève (Hérault)
Après la guerre de 1914-1918, près d’un soldat mobilisé sur deux ayant été marié, la France compte 600000 veuves (sans compter un nombre inconnu de fiancées aussi appelées veuves blanches). Si les noms des soldats « Morts pour la France » sont glorifiés sur nos monuments aux morts, ayant été répertoriés par les communes sur les Livres d’Or de la guerre, noms qui sont enregistrés aujourd’hui sur le site du Ministère de la Défense « Mémoire des hommes », les noms des veuves des combattants de 1914-1918 sont complètement méconnus. La création de ce dossier s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918, et fait suite à notre séance du 22 novembre intitulée « Mémoire des femmes » consacrée aux résultats de mes recherches pour identifier les veuves de tous les soldats d’Arcueil-Cachan morts pendant ou des suites de la Grande Guerre. Annie Thauront

Dossier à venir

Le marquis de Sade et Arcueil

  L’aumônerie en 1925 avant la reconstruction.
Pendant deux ans, de 1766 à 1768, Donatien Alphonse François marquis de Sade, loue pour 800 livres une maison baptisée l’Aumônerie située villa des Irlandais (impasse donnant sur la rue de la Fontaine, près de la cité des Irlandais). Dans cette bâtisse, à quelques mètres de l’ultra-catholique collège Lombard/Irlandais, il organise de petites parties d’un genre très spécial. Et rarement avec le consentement des participantes, à en juger par la fameuse affaire Rose Keller, en avril 1768.
Après une brève présentation du marquis de Sade, nous verrons ce que représente l’affaire Rose Keller et ses conséquences. Ladite affaire n’était pas un fait unique et révèle que sans protection le marquis n’aurait pas pu sévir de la même façon.
Dans un deuxième temps, nous nous interrogerons sur cette maison appelée l’aumônerie et sur le quartier des Irlandais. Nous approfondirons notamment l’origine de ce nom. Henri Toulouze

Lire le dossier : Le marquis de Sade et Arcueil 

Lire le dossier : Généalogie du marquis de Sade 

Histoire de la maison de santé « La Villa Moderne » à Arcueil

Atlas des communes du département de la Seine 1901
À la fin du XIXe siècle existait à Arcueil une maison de santé appelée « Villa Moderne ». Elle était située route d’Orléans entre la Croix d’Arcueil et la Vache Noire. Moins illustre que la clinique du Dr Blanche à Passy où séjournèrent  aristocrates et grands bourgeois guettés par la folie et où mourut Guy de Maupassant, elle fut pourtant fréquentée par des célébrités. Ainsi deux poètes et hommes de théâtre y sont décédés : le 5 mai 1904, à 48 ans, Jacques Le Lorrain, auteur du "chevalier à la longue figure"inspiré de Don Quichotte et le 30 novembre 1918, à 74 ans, Paul Demeny, resté célèbre pour ses relations avec Arthur Rimbaud. Leur décès à la « Villa Moderne »  m’a conduite à faire l’histoire de cette maison de santé privé, dont j’ai découvert que subsistaient aujourd’hui plusieurs de ses pavillons. Malgré l’absence de sources spécifiques dans les archives publiques, j’ai trouvé son premier propriétaire Alexandre Victor Rohr et trois éminents médecins qui y exercèrent : l’orthopédiste Paul Archambault, le neuro-chirurgien Antony Chipault et l’oculiste Auguste Chevallereau. C’est un peu les progrès de la médecine à la fin du XIXe que je vous propose de découvrir à travers l’histoire des techniques médicales et des praticiens de la Villa Moderne. Annie Thauront

Lire le dossier : Pensionnaires et directeurs de la maison de santé "La Villa Moderne"

Lire le dossier : Equipements et médecins de la maison de santé "La Villa Moderne"