La Vache noire du Moyen-Âge à nos jours

L’origine du nom de la Vache noire a vu éclore de multiples versions mais doit son nom à la guinguette qui s'y trouvait durant plus de deux siècles. C’est le lieu où les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle rejoignent la grande route d’Orléans.
C’était aussi le carrefour d’usines ou de petits commerces qui ont marqué Arcueil (vinaigrerie Agobet, Thomson-Sintra ASM, chocolaterie Foucher, usine de montures de parapluies Lapointe, garage Émile Legrand, …).
En 1857, Emile Raspail construit à l’angle de l’avenue Laplace et de la rue du Docteur Durand sa grande maison, puis quelques années plus tard sa distillerie, connue aujourd’hui comme Anis-Gras. Il fera ériger l’école Laplace, qui connaîtra un début de vie très difficile. La fabrique de vinaigres et moutardes Agobet et Cie s’établit juste à côté, là où s’élèvera en 1963 la cité HLM de la Vache noire, détruite fin 2008.
En 1894, l’Arpajonnais et la halte Laplace arrivent ce qui accélère l’urbanisation de l’espace compris entre les deux. C’est enfin, l’un des plus gros projets immobiliers de la région qui a transformé la physionomie de ce quartier le faisant entrer de plain-pied dans le XXIe siècle.
Henri Toulouze

La Bièvre d'Arcueil-Cachan à Paris

La Bièvre, dessin Jules-Adolphe Chauvet
La Bièvre, qui fut la deuxième rivière parisienne coulait jadis à travers Arcueil pour aller se jeter dans la Seine en passant par les 13e et 5e arrondissements. La Bièvre a vue sur ses berges des pêcheurs, des planteurs de chanvre, des teinturiers de renommées, des blanchisseuses et des tanneurs. A une époque plus lointaine, elle a même vue habiter sur sont cours des castors, car « bièvre » désignait autrefois ce mammifère rongeur (disparu au XIIIe siècle de la région). En 1787, sa dénomination devient « ruisseau des Gobelins » en rapport à Jean Gobelin qui s'installa sur ses berges en 1443, premier d'une dynastie de teinturiers à l'origine du quartier de la Manufacture du même nom. À Paris, la Bièvre sera d'abord canalisée, les travaux lancés en 1828 seront achevés en 1844. Puis progressivement recouverte pour ne plus avoir aucun tronçon à l'air libre en 1912. Elle sera également couverte d'Antony à Gentilly au début des années 1950. Mais depuis quelques décennies, les communes qu'elle traverse sous forme d'égouts ou de canalisations, s'emploient à son renouveau. Bruno Teste

Lire le dossier : La Bièvre d'Arcueil-Cachan à Paris 

L’album de Jacques Bousquet (1901-1986) : « La guerre de 1914-1918 dessinée par un adolescent » (Collection Jean-Claude Bousquet, Nicole Lienhart, Michèle Brum)

Le poste de secours dessin Jacques Bousquet
Cet exceptionnel album de 39 dessins sur la guerre de 1914-1918 m’a été donné pour publication à l’occasion du centenaire de l’armistice par les filles du dessinateur, les arrières petites filles de l’ancien maire d’Arcueil, le manufacturier Jules Caron. Cette représentation de la guerre aux crayons de couleur et à l’encre est réalisée par un adolescent vivant à Arcueil. La vision que le jeune homme a de la guerre est une vision « positive » avec ses héros « les As de l’aviation » et ses progrès techniques tant sur terre comme le char « Schneider » que sur mer ou dans les airs. On est donc très loin de la dénonciation des « horreurs de la guerre » comme celle que fera le peintre allemand Otto Dix. L’album n’est pas non plus un journal de guerre illustré par un peintre. La mise en ligne des dessins de Jacques Bousquet par Bruno Teste sur le blog de la médiathèque Louis Pergaud d’Arcueil me permet de remercier les descendants de Jules Caron pour leur confiance. En retour, je me suis engagée à écrire l’histoire de Mme Aspasie Jules Caron et à poursuivre celle de la Maison des Gardes dont les Caron furent propriétaires de 1876 à 1926. Cela paraîtra prochainement. Annie Thauront

Voir les dessins de Jean Jacques Bousquet

Les artistes de la Villa Moderne

Dans Arcueil, il y a « Art » et « Accueil » et depuis longtemps, des artistes s’y sont installé(e)s, attiré(e)s par des prix de l’immobilier plus faibles qu’à Paris tout en restant à proximité des ateliers de Montparnasse et du square Montsouris. La Villa Moderne ne fait pas exception. Son charme de « village » a attiré au cours du XXe siècle et en ce début du XXIe siècle des artistes plasticiens : dessinateurs, peintres, sculpteurs, verriers, graphistes et aussi des musiciens.
Ce dossier consacré à la Villa Moderne a pour objet de dresser les portraits de quelques-uns des nombreux artistes et créateurs qui y vécurent et de présenter leurs œuvres. Nous nous sommes intéressés tout particulièrement à la Maison de l’Académie nationale norvégienne des Beaux-Arts située  31 Villa Moderne où plus de 500 artistes norvégiens séjournèrent à partir de 1945 jusqu’à aujourd’hui. Et « Vive l’Art Moderne » comme le disait avec humour le peintre Roger Trystram en donnant l’adresse de son atelier au 44 Villa Moderne. Ce dossier a été réalisé par Annie Thauront et Henri Toulouze.

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Annexe : liste de quelques artistes de la Villa Moderne 

Les marchés de plein vent


Marché du Chaperon vert au début des années 60
Jusqu'à la fin des années 70, nos marchés locaux étaient des lieux d’approvisionnement pour les familles, mais aussi des lieux de rencontres et de liens sociaux. Espace de convivialité au cœur de la vie citadine, on y trouvait des camelots, des bouquinistes, des maraichers qui venaient vendre en direct leur production saisonnière. On y rencontrait aussi les vendeurs de presse militante, l'information politique non gouvernementale se diffusait dans les quartiers via les marchés. On y allait pour quelques courses et on repartait avec un tas de nouvelles sur le voisinage ou sur les luttes du moment. Non négligeable, les petits salaires y faisaient également quelques économies. Plus nombreux et beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui, les marchés de la ville attiraient toutes les générations. Comment en sommes nous venu à réduire ces espaces populaires et à laisser la part du roi à la grande distribution ? Bruno Teste 

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La Croix d'Arcueil : un carrefour de l’histoire d’Arcueil

La Croix d’Arcueil au début du XXe siècle
Alors que le carrefour de la Vache noire, une des portes d’entrée principales de notre ville aujourd’hui, n'existait pas encore, au Moyen-Âge, la Croix d'Arcueil existait non seulement comme un carrefour mais c'était aussi un hameau important et la voie d'entrée vers le village d'Arcueil.
Ce dossier traite de l'évolution de cet espace au cours des temps du Moyen-Âge avec la léproserie de la Banlieue à aujourd'hui avec le centre EDF et le Forum 20 en passant par le cabaret de Saint-Louis au XVIIIe siècle et l'Arpajonnais (train sur route) aux XIXe et XXe siècles ;
J'y développe en particulier deux aspects :
1.    L'histoire de la léproserie de la Banlieue, l'une des plus importantes de France, qui devait se trouver au niveau de ce carrefour ;
2.    La Grande Brasserie d'Arcueil, une des grandes brasseries françaises au tournant des XIXe et XXe siècles qui était située dans le carrefour. Henri Toulouze

Lire le dossier : La Croix d'Arcueil, un carrefour de l’histoire d’Arcueil.

Lire le dossier : La généalogie des brasseurs

Mémoire des femmes : les arcueillaises veuves de guerre

Le monument aux morts de Lodève (Hérault)
Après la guerre de 1914-1918, près d’un soldat mobilisé sur deux ayant été marié, la France compte 600000 veuves (sans compter un nombre inconnu de fiancées aussi appelées veuves blanches). Si les noms des soldats « Morts pour la France » sont glorifiés sur nos monuments aux morts, ayant été répertoriés par les communes sur les Livres d’Or de la guerre, noms qui sont enregistrés aujourd’hui sur le site du Ministère de la Défense « Mémoire des hommes », les noms des veuves des combattants de 1914-1918 sont complètement méconnus. La création de ce dossier s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918, et fait suite à notre séance du 22 novembre intitulée « Mémoire des femmes » consacrée aux résultats de mes recherches pour identifier les veuves de tous les soldats d’Arcueil-Cachan morts pendant ou des suites de la Grande Guerre. Annie Thauront

Lire le dossier : Mémoire des femmes

Lire de dossier : Mémoire des hommes.

Lire le dossier : Delphine Duboz, épouse de Louis Pergaud.