Jeudi 1er octobre à 18h30 : 150e anniversaire de la Guerre de 1870

À Cachan, tombeau de 230 soldats morts au combat en 1870



Entre juillet 1870 et juin 1871, l’année terrible comme le dit l’historien Pierre Milza, la France connut un de ses plus grands drames. Des soldats morts sur le champ de bataille, aux Communards assassinés par Thiers et à la population mitraillée, la France fut ravagée. 100 000 morts au moins dans chaque camp.
Arcueil et sa région ne furent pas épargnées. Des combats se déroulèrent sur son territoire et aux alentours : de Cachan au fort de Montrouge, en passant par Bagneux. Les Arcueillais virent passer à plusieurs reprises les deux armées belligérantes, ils durent se réfugier dans Paris et constater à leur retour le pillage de leurs maisons et de leurs biens.
D’abord, nous examinerons les causes de la guerre franco-prussienne avec la fameuse dépêche d’Ems, puis, nous survolerons le conflit qui se déroula presque exclusivement sur le sol français et connut deux périodes bien distinctes : La première, de défaite en défaite, se solda par la capture de l'empereur Napoléon III et conduisit au siège de Paris ; durant la seconde, des armées républicaines surgies des provinces tentèrent de libérer la capitale. Arcueil et les villes environnantes furent prises dans la tourmente guerrière. Nous examinerons ensuite la vie quotidienne des habitants d’Arcueil et des environs et nous détaillerons les phases de la guerre se déroulant sur notre territoire. Henri Toulouze

En raison de la situation sanitaire, la séance est sur inscription. Si vous souhaitez assister à la séance, envoyez nous un message dès que possible à l'adresse :  geneamed.arc@gmail.com

Jeudi 26 novembre à 18h30 : La descendance de Pierre Claude Simonet

Jeton frappé aux armes de Pierre Claude Simonet
Pierre Claude Simonet est né à Auxerre en 1588 et est décédé à Paris en 1660. Un jeton a été frappé à ses armes en 1642, l'année où il a été receveur général des pauvres. Pierre claude a eu 5 enfants qui eux-mêmes ont procréé et donc il compte à notre époque environ 15000 descendants.
Parmi eux, un échevin de Paris, une Dame qui accueille Louis XV à Bourg la Reine, une maitresse de Louis XV, un aventurier, un  maitre à écrire de Louis XVI et de ses enfants qui reconnait en 1845 Louis XVII. Il y aura nombre d'anecdotes à ce sujet. C'est par exemple l'ancêtre de Brigitte Bardot, de Lea Seydoux.
Pierre Maussion

Jeudi 17 décembre : Révolte des vignerons du Languedoc en 1907

Manifestants du village de Saint Bauzely
Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture. Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles.

Mais de 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d'hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années. C'est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n'arrivent pas à rembourser leurs dettes mais aussi négociants dont le sort est suspendu à celui de la viticulture.

Les Languedociens réclament pour le moins l'abrogation de la loi de 1903 sur la
« chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l'inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre.
La concurrence étrangère avec sa surproduction fait rage, les vins trafiqués sont en vente libre sur le marché, et les fraudeurs sont impunis.Dès 1892, les vignerons réclament la suppression du sucrage officiel et le rétablissement des droits de douanes.

Le gouvernement de Paris plus proche des intérêts des riches betteraviers du Nord que du petit peuple des Corbières, fait la sourde oreille. Avec la misère, la colère et la révolte monte à travers le Languedoc. Marcelin Albert, cafetier et vigneron d'Argeliers, dans l'Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n'est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l'impôt. Bruno Teste

Arcueil et son hameau de Cachan à la Révolution, son cahier de doléances et ses signataires

Cahier de doléances d'Arcueil du 13 avril 1789
Le cahier de doléances des habitants d’Arcueil et de son hameau de Cachan a été adopté par l’assemblée des paroissiens réunis à l’église Saint-Denys le 13 avril 1789. Ce cahier, qui comporte 32 articles, a été paraphé par 43
« citoyens actifs » sachant signer. Ayant précédemment identifié les paysans signataires du cahier de doléances de Champagney (Haut de Saône) (dont un article remarquable demande l’abolition de l’esclavage) en comparant les signatures avec celles relevées sur l’état-civil, j’ai tenté la même expérience pour les signataires arcueillais, bien que l’original du cahier d’Arcueil ait été perdu. Je pense avoir réussi à identifier ces 43 hommes en les recherchant à l’état-civil. Ce sont des bourgeois (docteur en médecine, notaire, receveur des domaines, procureur fiscal), des vignerons, des laboureurs et des meuniers, des commerçants (aubergiste, marchand de vin, boulanger, boucher) et des artisans (maçons, charpentiers, maître-carrier, entrepreneur de maçonnerie) etc. Les quatre députés délégués par cette assemblée du Tiers État sont deux hommes de loi parisiens et deux laboureurs. Je présente le résultat de cette recherche en même temps qu’un aperçu de la commune et de ses grands domaines à la veille de la Révolution. J’ai effectué l’analyse du cahier de doléances et notamment celle de son article 32 concernant un projet de canal amenant les eaux de l’Yvette et de la Bièvre à Paris, projet auquel les Arcueillais étaient opposés. Ma découverte a été celle d’Antoine-Christophe Gerdret, membre du club des Jacobins qui avait été élu de la section de l’Oratoire à l’Assemblée de Paris en 1791. C’était un négociant parisien mort à Arcueil le 9 avril 1793 dans sa propriété, une grande maison « bourgeoise », maison qui deviendra par la suite le Collège des Irlandais. Annie Thauront

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Menika, Olga, Ida et les autres… Des étrangères dans la Résistance.

Ménika Chilischi (1915-1944), résistante de la MOI.
À la suite d’une recherche sur les lieux d’habitation des victimes arcueillaises du nazisme, nous avons découvert que plusieurs résistants ayant appartenu à la Main d’œuvre immigrée (MOI) avaient habité Arcueil, avenue Richaud, une petite rue tranquille proche de la station Laplace : au 44 de cette rue, Boruch Lerner, juif roumain, adjoint de Meyer List, chef du 2e détachement de la MOI, qui fut responsable d’un dépôt d’armes, arrêté le 29 juin 1943, fut fusillé au Mont-Valérien le 1er octobre 1943 en même temps que Meyer List et deux autres résistants de la MOI ; il avait 28 ans 9 mois et 28 jours ; son épouse Hadassa Tenenbaum sera arrêtée le 30 juillet 1943 et déportée par le convoi n°58 du 31 juillet 1943 pour Auschwitz ; elle en revint ; ils étaient parents d’un garçon né à Arcueil le 27 août 1942 ; au 43 avenue Richaud, une jeune juive roumaine Menika Chilischi qui fut agent de liaison et son compagnon Jacov Stambul qui faisait partie du 4e détachement dit des « dérailleurs ». Menika Chilischi fut appréhendée le 17 novembre 1943 à son domicile arcueillais par deux policiers des brigades spéciales. Son arrestation eut lieu dans le cadre des arrestations des membres de la MOI dont celle de Missak Manouchian, qui, condamné à mort, sera fusillé au Mont-Valérien avec 21 de ses camarades le 21 février 1944 et Olga Bancic qui sera décapitée dans une prison d’Allemagne le 8 mai 1944. Dix de ces résistants sont les héros de « l’Affiche Rouge ». Jacov Stambul sera arrêté, torturé et déporté le 22 janvier 1944 de Compiègne à Buchenwald et en revint. Transférée à Drancy par la police française, Menika Chilischi fut déportée comme juive pour le camp d’extermination d’Auschwitz par le convoi n°67 du 3 février 1944. Elle fut gazée à son arrivée. Elle avait 28 ans 2 mois et 28 jours. Menika Chilischi était née à Kichinev (Bessarabie) comme Olga Bancic et comme Ida Kiro, elle-aussi membre de la MOI, arrêtée le 17 novembre 1943 et morte en déportation. L’histoire de Menika Chilischi m’a donné l’occasion de traiter de celle de ces résistantes étrangères qui donnèrent leur vie dans la lutte contre le nazisme et dont on ne parle pas mais aussi de revenir sur les méthodes de filatures des brigades spéciales. J’ai profité de cette recherche pour rappeler l’histoire de « la Gestapo française », une bande de criminels autour de Bonny et Lafont qui assassinèrent et volèrent pour leur propre compte et pour celui de la Gestapo. Raymond Clavié, l’un des deux neveux de Lafont, protégé de la Gestapo, qui échappa à l’arrestation à la Libération, habitait en 1942 à Arcueil, 9 rue de Chinon. Huit membres de cette bande dont Pierre Bonny, Henri Lafont et Paul Clavié, frère aîné de Raymond, furent fusillés au fort de Montrouge le 27 décembre 1944. Annie Thauront

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La catastrophe des mines de Lalle à Bessèges (Gard) le 11 octobre 1861.


La découverte des corps après l’inondation des mines de Lalle
À l’occasion d’une recherche généalogique concernant mon beau-frère né en 1947 à Bessèges (Gard), décédé à 34 ans alors qu’il se rendait au travail et dont le père avait été mineur-outilleur dans les Cévennes, ma sœur a découvert que dans l’ascendance de sa belle famille figurait un mineur originaire des Vans (Ardèche) qui avait été noyé dans l’inondation des mines de Lalle le 11 octobre 1861. L’histoire de l’inondation de cette mine a inspiré plusieurs  chapitres de « Sans famille » à Hector Malo. Elle a été aussi source d’inspiration pour L.L Simonin pour son ouvrage « La vie souterraine ou la mine et les mineurs » paru en 1867 et dont Émile Zola se servit pour écrire « Germinal ». Sans avoir la prétention de rivaliser avec ces écrivains, j’ai décidé de raconter cette catastrophe en en recherchant les différents acteurs et surtout les causes. Cette écriture date de quelques années, avant que ne soit publié le livre de M. Bernard Collonges « Mourir pour les Houillères », aux Éditions de La Fenestrelle en 2017. C’est avec la recherche présentée ici, que j’ai découvert Eugène Fournière. L’idée de faire la biographie de ce militant socialiste méconnu (mise sur ce blog) m’est venue à la suite de la découverte de l’implication  de celui-ci dans des grèves qui secouèrent ce bassin minier des Cévennes fin 1881 début 1882. Le confinement du printemps 2020 a été l’occasion de retravailler ce texte que je n’avais pas publié et de vous en faire profiter. Annie Thauront

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Droite et gauche, notion dépassée ?

Depuis la Révolution française, le clivage droite/gauche structure en profondeur la vie politique française. Deux tiers des Français pensent qu’il n’a plus de sens. Pour eux, tant la gauche que la droite conduisent des politiques semblables. La victoire de Macron à la Présidentielle avec son ni gauche, ni droite et sa majorité venant tant de la gauche que de la droite sont venues renforcer ce sentiment. C’est devenu un lieu commun que d’affirmer que « parler de la gauche et de la droite, cela n’a plus guère de sens aujourd’hui ».
Comment en est-on arrivé là ?
Ces deux termes restent pourtant utilisés dans le débat public. Les Français se situent eux-mêmes volontiers à droite ou à gauche. Dans leur majorité, ils restent cohérents avec l’histoire longue de cette opposition : par exemple, quand ils s’autopositionnent eux-mêmes à gauche, ils se montrent moins favorables à des mesures prônant la libéralisation du marché du travail que lorsqu’ils se disent de droite ; ou quand ils se situent à droite, ils sont plus enclins à des mesures sécuritaires que lorsqu’ils se déclarent de gauche. La montée en puissance électorale du FN devenu RN et sa prétention à incarner le peuple français au-delà de tout clivage droite/gauche apparaissent de ce point de vue comme un épiphénomène tant ce parti s’enracine dans l’histoire des droites françaises et tant son électorat demeure sensible à des préoccupations traditionnellement associées à la droite (sécurité, immigration, fiscalité).
L’opposition droite/gauche joue donc encore dans les usages quotidiens du terme ou dans la structuration générale de l’opinion publique. Mais sa pertinence ne va plus de soi, pour deux raisons principales :
D’une part, parce que les soubassements organisationnels et sociétaux qui structuraient la gauche et la droite ne vont plus de soi ;
D’autre part, parce que les leaders de droite et de gauche semblent incapables de nourrir intellectuellement leur discours et affronter les ruptures du monde contemporain.
Ces phénomènes ne sont d’ailleurs pas sans lien les uns avec les autres.
Dans notre étude en trois parties :
J’aborderai en premier les grands thèmes de société pour voir comment la droite et la gauche les ont appréhendés, de façon parfois contradictoire, au cours des décennies.
Dans une deuxième partie, nous pourrons observer l’évolution de la gauche dans ses différentes composantes.
Dans la dernière partie, nous envisagerons l’évolution de la droite.
Enfin en conclusion, nous verrons si ce clivage gauche/droite a été remisé dans les archives de l’histoire ou s’il veut encore exprimer quelque chose de vivant. Henri Toulouze

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L’antillais Melvil-Bloncourt, député de Guadeloupe, qui fut condamné à mort pour participation à la Commune et déchu de son mandat.

Dans son livre consacré à Arcueil et Cachan,
L.L Veyssière indique que l’ancienne demeure du régisseur du domaine des moines de Saint Germain-des-Prés située rue Bronzac, devenue rue Camille Desmoulins, aurait eu « une destinée révolutionnaire » car elle aurait été une maison habitée par Camille Desmoulins et aurait servi de refuge en 1872 à M. Melvil de Bloncourt (sic), député de la Guadeloupe, compromis dans l’insurrection « communaliste ». Même si M. Melvil-Bloncourt n’a pas été arcueillais lors des événements de la Commune, il l’aurait été peu après. J’ai donc effectué une recherche biographique, recherche réalisée dans le cadre de la commémoration de l’Abolition de l’esclavage et du 150e anniversaire de la Commune de Paris. Elle vient compléter mon étude sur Arcueil et la Commune de Paris. Elle s’appuie sur des documents mis en ligne par l’association d’histoire et de généalogie de la Caraïbe et sur la presse de l’époque. Plusieurs figures de la Commune et relations de M. Melvil-Bloncourt seront évoquées dans l’annexe. Dans cette annexe, je donne in extenso le texte du décret d’abolition de l’esclavage de 1848 préparé par Victor Schoelcher, un proche de Melvil-Bloncourt, ainsi que le discours de Victor Hugo fait en 1876 devant le Sénat pour l’amnistie plénière des communards. Je vous souhaite une belle découverte de cet homme de lettres antillais, député de Guadeloupe de 1871 à 1874, qui fut condamné à mort par contumace, déchu de son mandat électoral et contraint à l’exil. Annie Thauront

Lire le dossier : Melvil-Bloncourt, député de Guadeloupe,condamné à mort pour sa participation à la Commune

Naissance des écrits du Moyen-Âge en français

St Matthieu recopie un ouvrage tenu par un ange
(Bible éditée par Martin Lempereur en 1530)
L’objet de cette étude est de cerner la naissance et l’évolution des textes français du Moyen-Âge. Pour ce faire, il est indispensable de définir tout d’abord différents éléments de l’équation. Dans un premier point, nous allons essayer de cerner le contexte spatio-temporel dans lequel des textes « français » vont naître et évoluer. Dans un deuxième point, nous essayerons de définir la notion même de textes français tant dans la diversité des langues dans laquelle ils sont exprimés et de l’évolution de l’écriture des manuscrits qui les contiennent que dans la diversité des formes littéraires utilisés par les différents auteurs.
Cette littérature se compose autant d'œuvres religieuses que séculières, et constitue un champ d'étude riche et complexe. Elle révèle l'existence de nombreuses formes qui contiennent en germe tous les genres littéraires modernes.
La littérature du Moyen Âge est d'abord celle de l'élite féodale et reflète ses idéaux : piété, fidélité et bravoure. Le système féodal structure alors la société et se reflète dans la littérature : les scènes de guerres y sont nombreuses, la foi chrétienne omniprésente. Néanmoins, à partir de la fin du XIIe siècle, les bourgeois obtiennent, grâce à l'essor de la manufacture, des privilèges économiques et juridiques qui concurrencent les pouvoirs seigneuriaux. On voit apparaître alors de nouvelles formes, plus satiriques comme dans le Roman de Renart, ou plus lyriques comme dans la poésie des XIVe et XVe siècles, héritière de la poésie courtoise. La plupart des auteurs de cette époque nous sont inconnus ; cet anonymat n'est pas simplement causé par le manque de documents disponibles pour la période, mais aussi par une conception du rôle de l'auteur qui diffère totalement de la conception romantique actuelle. Les auteurs médiévaux se réfèrent très souvent aux antiques et aux Pères de l'Église, et tendent plus à remettre en forme ou à embellir les histoires déjà lues ou entendues qu'à en inventer de nouvelles. Même lorsqu'ils le font, ils attribuent fréquemment leur œuvre à un tiers illustre ou imaginaire. On ignore ainsi les noms des auteurs de nombreuses œuvres importantes, notamment pour le Haut Moyen-Âge. Le nom des auteurs commence à intéresser le public seulement à partir du XIIe siècle. Dans leur majorité, les textes conservés sont éloignés de la version originale de l'œuvre, parce qu'ils représentent soit la transcription des textes déclamés ou chantés, soit la copie des textes déjà transcrits. Au cours de la diffusion orale d'une œuvre, la « fidélité » à l'auteur, le plus souvent anonyme, reste très aléatoire. D'autre part, les copistes des monastères se permettent des modifications où bon leur semble. Une fois créés, les textes restent donc ouverts : chaque nouveau conteur ou copiste devient coauteur en les modifiant selon ses propres goûts ou les goûts du jour. Henri Toulouze

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Alexis Bartet, lettres de Pologne.

Alexis Bartet
Il y a un peu plus d’un siècle, la fin de la guerre 14-18 permettait la renaissance de la Pologne. De facto, la Pologne obtient son indépendance le 11 novembre 1918, du fait du retrait des armées d’occupation allemande et austro-hongroise. Le 26 juin 1919, le petit traité de Versailles reconnaît la Pologne comme un Etat de plein droit, mais la situation politique,  économique et sociale est très difficile, guerres aux frontières avec la Russie (devenu bolchevique depuis octobre 1917), avec l’Ukraine, crise alimentaire (de nombreux territoires n’ont pas été cultivés pendant la guerre). Les nouvelles autorités polonaises doivent recréer de toutes pièces un Etat, dans ces conditions difficiles, vu l’hostilité des pays voisins ; créer une monnaie nationale, nourrir la population, éviter la contagion bolchevique, etc..

C’est dans ce contexte compliqué qu’Alexis Bartet, directeur de la mine de charbon Janina de Libiaz, qui appartient à une société française, la Compagnie galicienne de mines, essaie de remettre en service la mine, mais il doit, en plus, assurer l’alimentation de tous les personnels de la mine et de leurs familles.

Alexis Bartet, est né à Varanges (Côte d’Or) le 1er janvier 1880, En 1901, diplômé de l’école des Mines de Saint-Etienne, il commence sa carrière aux Houillères d'Anzin dans la banlieue de Valenciennes. Il y restera jusqu'en 1910.

De 1911 à juin 1912, Alexis travaille comme ingénieur aux Mines de Czeladz (Pologne russe), puis à la Compagnie galicienne de mines à compter du 1er juillet 1912.

En 1911, il habite Piadki (faubourg de Czeladz) avec sa femme et ses deux fils. En 1913, ils résident à Libiaz (Pologne autrichienne). En 1914, sentant, peut-être, venir la guerre, Alexis réexpédie en France sa femme et ses fils.

La guerre le trouve à Libiaz et, comme étranger, il est emmené en captivité à Raabs, en Autriche. Libéré en juin 1916, il revient à Libiaz. D’août 1919 à février 1920, en poste à Libiaz, il expédie chaque semaine un rapport à M. Tèzenas du Montcel, Administrateur de la Compagnie galicienne de mines.

Ces 24 lettres évoquent bien sûr en priorité les problèmes de la mine dont il a la charge, mais  font aussi un point hebdomadaire sur la situation politique, sociale et économique de la nouvelle république polonaise.

J’ai surligné en jaune un certain nombre de lieux ou de mots écrits en polonais ou en allemand et dont je n’ai pas trouvé la traduction. Alexis a une belle écrite mais son manuscrit est très pâle et, par endroits, presque effacé. (Pour ceux qui seraient intéressés, il existe une version de ces lettres en polonais) Pierre Maussion

Lire les lettres d'Alexis Bartet


Diplôme d'ingénieur d'Alexis Bartet


Santerre général de la République.

Faisant l’histoire de Mme de Provigny, petite-fille de Cousin de Méricourt, qui fut guillotiné sous la Terreur, j’ai découvert dans la monographie de L.L Veyssière que cette dame, immensément riche, propriétaire du Fief des Arcs, avait eu pour grand-oncle Antoine joseph Santerre, brasseur du faubourg Saint Antoine, qui devint général sous la République. Comme la monographie de L.L Veyssière ne développe que l’histoire des Arcueillais et Cachanais, j’ai pensé que la biographie de ce bourgeois de Paris dont le nom est resté dans l’histoire de la Révolution, pouvait être intéressante. Voilà le résultat de ma recherche. Mes sources ont été puisées dans le livre de Antoine Carro paru en 1847 « Santerre, général de la République française, sa vie publique et privée ».
Annie Thauront

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Le grand Chaperon vert

Le site avant la construction de l'autoroute
La cité du Chaperon vert, situé sur le coteau ouest de la vallée de la Bièvre a été construite sur un terrain intercommunal des villes d’Arcueil et de Gentilly qui est resté quasiment vierge jusqu’à la fin des années cinquante, date du début de la construction de la cité.
L’appellation Chaperon vert est tellement ancienne que l’on ne connaît plus aujourd’hui avec certitude sa signification d’origine.
En fait, le site portait initialement le nom de Hautes bornes indiquant l’existence de rochers mégalithiques.
La cité du Chaperon vert était à sa construction un ensemble de treize hectares bâti en brique rouge frappant le regard par l’alignement massif de ses trois barres de dix étages orienté nord-sud. L’existence de la cité n’est pas sans rapport avec la construction de l’autoroute du sud qui la traverse. Effectivement, le terrain dit du Chaperon vert aurait pu être affecté à un projet d’extension de la cité universitaire soumis à l’état en 1945. Mais les villes d’Arcueil et Gentilly ont obtenu en réparation du dommage causé par le tracé de l’autoroute sur leurs territoires, que l’état se prononce en faveur d’un projet d’habitat social proposé par ces dernières. Bruno Teste

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