Les marchés de plein vent


Marché du Chaperon vert au début des années 60
Jusqu'à la fin des années 70, nos marchés locaux étaient des lieux d’approvisionnement pour les familles, mais aussi des lieux de rencontres et de liens sociaux. Espace de convivialité au cœur de la vie citadine, on y trouvait des camelots, des bouquinistes, des maraichers qui venaient vendre en direct leur production saisonnière. On y rencontrait aussi les vendeurs de presse militante, l'information politique non gouvernementale se diffusait dans les quartiers via les marchés. On y allait pour quelques courses et on repartait avec un tas de nouvelles sur le voisinage ou sur les luttes du moment. Non négligeable, les petits salaires y faisaient également quelques économies. Plus nombreux et beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui, les marchés de la ville attiraient toutes les générations. Comment en sommes nous venu à réduire ces espaces populaires et à laisser la part du roi à la grande distribution ? Bruno Teste 

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